Comment on appelle les habitants de Dubaï et qui sont-ils ?

Trois passants debout devant une tour illuminee

La question paraît banale, mais elle cache un piège : à Dubaï, on croise des habitants venus du monde entier, et le mot qui les désigne ne recoupe pas la nationalité. Voici la réponse directe, puis les précisions qui évitent les contresens.

Comment appelle-t-on les habitants de Dubaï ? Les Dubaïotes

Les habitants de Dubaï s’appellent les Dubaïotes (au singulier, un Dubaïote ou une Dubaïote). C’est le gentilé le plus courant en français, celui que l’on trouve dans la presse, les ouvrages de géographie et les conversations. L’adjectif correspondant est « dubaïote » : la scène dubaïote, un mode de vie dubaïote.

Ce gentilé désigne toute personne qui vit dans la ville ou dans l’émirat de Dubaï, quelle que soit son origine, comme le détaille notre article sur le gentilé des habitants de Dubaï. Un cadre français installé depuis trois ans à Dubai Marina, une infirmière philippine ou une famille locale établie depuis des générations peuvent donc être appelés Dubaïotes, au sens géographique du terme.

En arabe, on utilise plutôt la forme « Dubawi » pour dire que l’on vient de Dubaï, mais cet usage reste surtout local.

Dubaïotes ou Dubaïens : quelle différence ?

Aucune différence de sens. « Dubaïen » apparaît parfois, calqué sur le modèle de nombreux gentilés français en « -ien » (Parisien, Tunisien). Il est compris de tout le monde, mais il reste minoritaire face à « Dubaïote », qui s’est imposé dans l’usage courant.

Il n’existe pas d’autorité officielle qui fixerait le gentilé de Dubaï en français, comme c’est le cas pour la plupart des villes étrangères. Les deux formes sont donc acceptables, mais si vous écrivez un texte, mieux vaut choisir Dubaïote et s’y tenir du début à la fin.

Dubaïote : un lieu de vie, pas une nationalité

Sur un passeport, on lit « Émirats arabes unis » ou « émirati », jamais « dubaïote ». Le gentilé indique où l’on habite, alors que la nationalité indique le pays dont on est citoyen.

Émiratis ou Dubaïotes : ne pas confondre

Deux hommes en kandoura blanche marchent devant gratte-ciels

Dubaï est l’un des sept émirats qui forment les Émirats arabes unis, avec Abou Dhabi (la capitale fédérale), Charjah, Ajman, Oumm al-Qaïwaïn, Ras al-Khaïmah et Foujeïrah. Les Émiratis sont les citoyens de cette fédération. Un Émirati peut vivre à Dubaï, à Abou Dhabi ou ailleurs, et un Dubaïote peut très bien ne pas être émirati.

La confusion vient du fait que la majorité des Dubaïotes ne possèdent pas la nationalité émiratie. L’accès à la citoyenneté est très restreint dans le pays : vivre à Dubaï pendant vingt ans ne suffit pas à devenir émirati. Les résidents étrangers vivent donc sous visa, souvent lié à un emploi ou à un investissement immobilier.

Pour parler des citoyens originaires de l’émirat de Dubaï, on dit plutôt « des Émiratis de Dubaï » ou « des Émiratis originaires de Dubaï ». Cette précision évite d’attribuer à tous les habitants une culture et un statut qui ne sont pas les leurs.

Combien d’habitants à Dubaï et qui sont-ils ?

Selon le Dubai Statistics Center, l’organisme officiel de l’émirat, la population de Dubaï a dépassé 3,8 millions d’habitants fin 2024, après une croissance très soutenue depuis une quinzaine d’années. Il s’agit d’estimations issues des registres de résidence, car l’émirat ne repose pas sur un recensement classique à la française. Les chiffres évoluent vite et se mettent à jour en continu.

Le trait le plus marquant reste la place des expatriés : les Émiratis représentent une petite minorité, de l’ordre de moins de 10 % de la population de l’émirat. Le reste se compose de travailleurs et de familles venus d’Asie du Sud, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Europe.

Communauté Poids estimé dans la population
Indiens Environ un quart à un tiers des habitants
Pakistanais Environ 10 à 15 %
Émiratis Moins de 10 %
Autres nationalités (Bangladais, Philippins, Égyptiens, Britanniques, Français…) Le reste de la population

Ces proportions sont des ordres de grandeur, car les autorités ne publient pas de répartition détaillée par nationalité à intervalles réguliers. Retenez surtout l’idée générale : la ville est un carrefour où se côtoient plus de 200 nationalités.

Langues, religion et mode de vie des Dubaïotes

La langue arabe est la langue officielle, mais l’anglais sert de langue commune dans le travail, les commerces, les administrations et la vie quotidienne. On entend aussi couramment l’hindi, l’ourdou, le malayalam, le tagalog ou le persan. Cette diversité culturelle se lit dans les quartiers, les restaurants et les calendriers de fêtes.

L’islam est la religion d’État et celle des citoyens émiratis, mais de nombreux résidents pratiquent l’hindouisme, le christianisme, le sikhisme ou le bouddhisme, avec des lieux de culte dédiés. Le rythme de vie s’organise autour d’une économie tournée vers le commerce, la finance, l’immobilier, le tourisme et l’aviation, ce qui explique le renouvellement constant des habitants : beaucoup restent quelques années, d’autres s’installent durablement.

Pour résumer, on dit les Dubaïotes pour parler de ceux qui vivent à Dubaï, les Émiratis pour parler des citoyens des Émirats arabes unis, et on garde en tête que ces deux groupes se recoupent peu.

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