Les habitants de Dubaï s’appellent les Dubaïotes. Le terme Dubaïens existe aussi et se rencontre dans la presse, mais Dubaïotes reste la forme la plus courante. On l’emploie pour désigner toute personne qui vit dans l’émirat, qu’elle soit née sur place ou installée depuis quelques mois seulement.
Dubaïotes ou Émiratis : quelle différence ?
C’est la confusion la plus fréquente. Un Dubaïote est une personne qui réside à Dubaï, quelle que soit sa nationalité. Un Émirati, lui, est citoyen des Émirats arabes unis (EAU), la fédération qui regroupe sept émirats. Un Émirati peut donc vivre à Abou Dabi ou à Charjah sans être dubaïote, et un Indien installé à Dubaï depuis dix ans est dubaïote sans être émirati.
Dubaïotes, Dubaïens : quel terme employer ?
Dubaïotes s’impose dans l’usage courant, notamment dans les médias francophones. Dubaïens, formé sur le modèle de nombreux gentilés, est correct et compris, mais moins fréquent. Dans un même texte, les deux peuvent alterner sans faute, à condition de rester cohérent d’un paragraphe à l’autre. Le mot émirien, parfois employé pour désigner les nationaux des EAU, reste peu utilisé en français et prête à confusion.
Qui vit vraiment à Dubaï ? Population et expatriés
La population de Dubaï est très majoritairement étrangère. Les Émiratis forment une minorité, souvent estimée autour de 10 % des résidents, un chiffre qui varie selon les sources et les méthodes de recensement. Le reste se compose d’expatriés venus d’Inde, du Pakistan, du Royaume-Uni, des Philippines, d’Égypte et de nombreux autres pays. Le terme Dubaïotes englobe donc une population très diverse, bien plus qu’une identité nationale.
Environ 1 résident sur 10 est émirati
Les chiffres de population sont publiés par les autorités de l’émirat et évoluent d’une année à l’autre. Pour une donnée précise, vérifiez la dernière publication officielle de Dubaï avant de la citer.
Dubaï et les sept émirats des Émirats arabes unis

Dubaï n’est qu’un des sept émirats qui composent les EAU. Abou Dabi, la capitale fédérale, en fait partie, tout comme Charjah, Ajman, Oumm al-Qaïwaïn, Ras el-Khaïmah et Fujaïrah. Chaque émirat possède sa propre administration, et ses ressortissants se distinguent surtout par leur émirat d’origine : on parle d’Émiratis d’Abou Dabi ou de Charjah. Dubaï reste pourtant l’émirat le plus connu à l’étranger, ce qui entretient souvent l’amalgame entre les deux termes.
Langues et culture : ce qu’il faut savoir sur les habitants
L’arabe est la langue officielle des EAU et la langue de la culture émiratie. Dans la vie quotidienne de la métropole, l’anglais domine pourtant, car il sert de langue commune entre des personnes qui n’ont parfois pas d’autre langue en partage. À cela s’ajoutent l’hindi et l’ourdou, très parlés par la forte communauté originaire du sous-continent indien. Ce mélange explique l’atmosphère cosmopolite qui frappe la plupart des visiteurs.
Cette diversité est récente à l’échelle de l’histoire de la ville. Dubaï était à l’origine un petit port de pêcheurs et de marchands de perles, avant de devenir en quelques décennies une métropole mondiale d’affaires et de tourisme. Les Émiratis, peu nombreux, ont vu leur territoire accueillir des millions d’étrangers, ce qui pose des questions de société que la culture locale tente d’accompagner.
Questions fréquentes
Peut-on dire Dubaïen pour parler d’une personne ?
Oui, c’est accepté et compréhensible. Dubaïote reste toutefois le choix le plus courant dans les textes récents.
Un expatrié peut-il être appelé Émirati ?
Non. Le mot désigne uniquement les citoyens des Émirats arabes unis. Un expatrié qui vit et travaille à Dubaï reste un Dubaïote, sans devenir émirati pour autant, car obtenir la nationalité émiratie est très difficile et réservé à des cas particuliers.
